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Presse

Lyfe Magazine, Lyon - septembre 2019 

Extrait : “ “Quand on pénètre ces lieux, on capte tout de suite l’ambiance post-apocalyptique qui y règne. Le temps s’est arrêté après l’effondrement”, raconte Nicolas Coutable, qui a mené un projet photographique sur le site (voir encadré). Véritable marqueur du passé industriel de Gerland, “Fagor est le symbole absolu de la mondialisation, avec les multiples rachats du site, la délocalisation de la production... et l’écroulement.” ” ​

Encadré : “ Depuis une quinzaine d’années, les artistes saisissent dès qu’ils le peuvent l’énorme potentiel créatif des friches industrielles. A Lyon, Nicolas Coutable a réalisé un long travail photographique autour des Usines Fagor-Brandt, cherchant à faire ressortir toute l’émotion qui se dégage des bureaux abandonnés, des halles vides et des objets épars que personne n’a réclamés. Ses clichés seront au coeur de l’exposition organisée dans le cadre du festival de l’anthropocène de l’école urbaine de Lyon en janvier prochain. Un événement qui invite à réfléchir à nos déchets, petits ou monumentaux, et à les reconsidérer en leur donnant une valeur esthétique ou utile. ” ​

Extrait : “ Hors de l’espace circonscrit à ce qui est saisi. Hors de l’espace temporel, aussi : sur ces sols en friche, détritus jetés et meubles flingués témoignent d’une occupation passée... ou actuelle. La présence humaine est bien réelle, mais absente. Nicolas Coutable préfère évoquer le monde en creux, dans ses restes. “ Notre société évolue, et crée forcément des déchets, explique le photographe amateur de 22 ans. Des lieux sont construits, des bâtiments habités puis délaissés, mais ne disparaissent jamais tout à fait.” ”

Consulter en ligne (P. 36/39)

 Let’s Motiv magazine des cultures urbaines, Nord et Belgique - avril 2013